24 mars 2015

Kleider machen Leute

Est-ce que le lieu d'exposition, le marchand et le collectionneur "font" le tableau?


Les mots achetés,
marqueurs sur papiers, 42x30cm.
Caroline V, 2015

Kleider machen Leute * ou en français : l'habit fait le moine


* roman de Gottfried Keller, daté de 1866. 


Est-ce que l'écrin compte plus que le contenu

J'ai lu un article de Mario Cifali, psychanalyste à Genève, qui résume assez bien la situation absurde du succès de certains artistes. Je ne me demande pas pourquoi le milieu fonctionne ainsi, je m'en amuse.

Le lieu légitimise aux yeux du public des oeuvres que sincèrement je n'apprécie pas du tout. Comment remettre en question ce qu'un musée pose sur un piédestal ?

Mais bien plus que le lieu c'est bien le soutien d'un collectionneur, marchand d'art, galeriste qui "fait" ou "défait" la cote d'un artiste.
Bon tout ça c'est pour les très connus et pour les autres? (en particulier ceux qui n'ont pas un diplôme d'une école d'art). Il faut bien-sûr avoir de nombreux contacts, être sociable, aller vers les autres, montrer son travail, etc... Les supports sont si nombreux, peut-être trop nombreux...


Pastels sur toile, 100x80 cm,
Caroline V, 2007


Dans l'actualité artistique suisse de ces derniers jours, Hans Erni est décédé le 22 mars à l'âge de 106 sans jamais cesser de peindre. Au fil de mes lectures pour retrouver des interviews, des documentaires sur ses pensées et son travail, je suis tombée sur un article qui faisait part de sa devise ( grecque) qui était:  " Ta panta rhei" (tout passe), "ce qui veut dire que les changements font partie de la vie."   C'est effectivement quelque chose que j'entendais dire auprès de ma famille et auquel mon grand-père ajoutait toujours  "siga siga" (doucement doucement).

Quand dans l'impatience nous souhaitions se voir réaliser quelque chose d'important pour nous, mon grand-père avait ce regard calme et apaisant que je ne comprenais pas lorsque j'avais 20 ans. Aujourd'hui se mêle un désir de profiter de chaque instant mais aussi une volonté de faire les bons choix sans ce regard apaisant qui faisait tant de bien.



A bientôt, 
Caroline V










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